Visiter Lannion à pied, 11 étapes au départ de la gare
Stade d’eaux vives, quai d’Aiguillon, place du Marchallac’h, couvent des Ursulines, Brélévenez et ses 142 marches, chemin de halage. Toute la ville sans voiture, depuis la gare.
Depuis la gare 11 étapes Brélévenez · 142 marches Chemin de halage- Départ : gare de Lannion · 22300 · À 18 km de La Roche-Derrien (La Roche-Jaudy)
- Durée : parcours complet demi-journée à journée · version courte 2–3h (sans Stanco, Brélévenez, halage)
- Dénivelé : Brélévenez = 142 marches montées et descendues · sinon plat en majorité
- Tout est accessible à pied depuis la gare · pas besoin de voiture
Lannion, bien que construite sur des collines, se prête bien à la visite à pied. Ce parcours en 11 étapes part de la gare et arpente les ruelles historiques, les monuments, le parc du Stanco, Brélévenez et le chemin de halage du Léguer. Si le parcours complet vous semble long, supprimez les étapes 9, 10 et 11 (Stanco, Brélévenez et halage) pour vous concentrer sur le centre historique.
En fin de visite, depuis Lannion, vous pouvez enchaîner vers les Petites Cités de Caractère, La Roche-Derrien, Tréguier, ou vers les plages de la Côte de Granit Rose.
Le parcours, 11 étapes
Inauguré le 23 octobre 1992, le stade d’eaux vives de Lannion est le seul au monde à fonctionner au rythme des marées. À marée montante, l’eau du Léguer est stockée. Les vannes s’ouvrent trois heures plus tard, sans pompes électriques. Ses 270 m de descente avec obstacles mobiles sont accessibles aussi bien aux champions qu’aux débutants. Conçu par Christian Hunaut, ancien professeur d’électronique et adjoint au maire en charge des sports. Officiellement baptisé à son nom le 25 mars 2023.
Nommé en l’honneur d’Emmanuel-Armand du Plessis-Richelieu, duc d’Aiguillon, commandant en chef de la Bretagne nommé en 1753. Tombé amoureux de la région lors de ses voyages, il fit construire ce quai avec l’aide financière du roi Louis XV. Construction débutée en 1762, inaugurée en 1770 sous la direction de l’ingénieur Anffray (qui conçut aussi l’église de Langoat et le tribunal de Guingamp). Depuis le quai, suivre la rue Émile Le Taillandier pour rejoindre la place du Centre.
Rue historique avec deux adresses remarquables. Le n°7 : maison de la fin du XVIe siècle, rez-de-chaussée en granit, trois étages en encorbellement, façade ornée de sablières, consoles et poteaux sculptés, inscrite aux monuments historiques. Style typique du pays de Trégor que l’on retrouve à La Roche-Derrien (Ty Bras Ru), Tréguier, Pontrieux et Guingamp. Le n°9 : ancien immeuble abritant autrefois la célèbre auberge des 500 couverts.
Officiellement place du Général-Leclerc depuis 1947, mais les Lannionais l’appellent toujours « la place du Centre ». Mélange remarquable d’hôtels particuliers XVIIe–XVIIIe siècles et de maisons à encorbellement XVe–XVIe siècles.
À ne pas manquer : n°15, façade Renaissance, sculptures autour de la porte, escalier en granit rampe sur rampe, RDC de 1612 et étages de 1642 (datation dendrochronologique). n°21 et 23, maisons mitoyennes (1610–1630), façades entièrement revêtues d’ardoise. n°33, maison à colombages XVIe partiellement inscrite aux Monuments Historiques (arrêté du 5 février 1927). Avant 1865, deux rues séparées (rue Suzaine et rue Souzaine) bordaient les anciennes halles et l’auditoire (palais de justice de la sénéchaussée royale de Lannion après 1532). Les halles ont été démolies à partir des années 1820 « pour assainir la ville ».
La rue Geoffroy de Pontblanc, anciennement rue de Porsmeur, renommée en 1894. Geoffroy de Pontblanc, chevalier de Plouaret, s’est réveillé au milieu de la nuit en 1346 pour repousser les Anglais qui pillaient Lannion. Sans armure, il combattit avec son épée, puis son couteau après que l’épée se soit brisée. Pris au piège contre un mur, blessé par un archer, il mourut de ses blessures. Une croix en granit et une plaque commémorative marquent l’endroit où il tomba. À noter : l’ancien hôtel de la famille de Meur de Kergus (n°5 et 7, XVIe siècle, porte gothique conservée) et les maisons aux n°1 et 3 (XVIIe, bustes sur piédestaux au premier étage, décor unique à Lannion).
La rue Jean Savidan (anciennement rue des Capucins) possède un ancien hôtel particulier (n°5) transformé en relais de diligence Guingamp–Morlaix, et deux maisons jumelles à pans de bois au n°20 (dont une a été détruite).
Le projet d’un couvent des Ursulines fut envisagé en 1651, Lannion était alors au cœur du diocèse de Tréguier, avec un port actif. Huit Ursulines arrivèrent à Lannion le 13 janvier 1659. La construction des bâtiments commença en 1670, le monastère placé sous la protection de la Sainte Famille. Expulsées par le décret du 4 août 1792, leurs bâtiments furent réquisitionnés, le chœur servit de tribunal pendant la Révolution, la nef d’entrepôt à fourrage. Aujourd’hui restaurée, la chapelle accueille des expositions de la ville. Inscrite aux monuments historiques en 1971 (façades et toitures). Située à environ 300 m à l’est de la place du Centre, bordure de la rue Jean Savidan.
Le nom est attesté depuis 1499, vient du breton marc’hadlec’h, « le lieu du marché ». Au Moyen Âge, vaste espace en terre battue avec marché aux chevaux, attirant tout le Trégor. Les chevaux ont cédé la place aux animaux de ferme jusqu’aux années 1960, les jeudis matins, de petits cochons s’échappaient parfois dans la foule. Aujourd’hui parking, le quartier reste vivant avec ses commerces qui ouvrent tôt et ferment tard. Côté sombre : une guillotine y fut érigée en 1894 et resta en place jusqu’à la fin de la Révolution, une dizaine d’hommes y perdirent la tête.
À proximité : le Manoir de Crec’h Ugien, demeure de style Louis XV qui accueillit des personnalités dont Jacques Thomé de Kéridec, banquier d’origine irlandaise, l’un des personnages les plus influents de Lannion au XVIIe siècle. La place conserve sa forme originale depuis le cadastre de 1826.
Édifiée entre 1511 et 1548, remplaçant la chapelle de l’ancien château fort. À l’origine dédiée à Notre-Dame, placée sous le vocable de Saint-Jean-du-Baly en 1839, en référence à la promenade du Baly aménagée à l’emplacement des anciennes murailles. Ancienne église castrale à doubles collatéraux, construction XIVe siècle, modifications XVe et XVIe. Rénovation XIXe : révélation d’une voûte à carène renversée du XVIe siècle ornée de symboles maritimes et de queues d’hermines, symbole de l’indépendance de Bretagne.
À voir à l’intérieur : quatre statues de la Sainte Famille cachées pendant la Révolution (provenant de la chapelle des Ursulines, installées vers 1825) · série de vitraux Art Déco d’Henri Marcel Magne (le même artiste que les vitraux de la basilique Montmartre à Paris) · nombreux autels. À l’extérieur : imposant calvaire de 1867 d’Yves Hernot, premier prix de sculpture à l’Exposition Universelle de Paris 1867, en kersantite (roche volcanique bretonne), fût monolithe tiré d’un seul bloc.
Horaires : 9h–18h30 (18h en hiver)
Le Stanco signifie « étangs » en breton. Parc conçu en 1983, vallée de 15 hectares en semi-urbain. Boucle de promenade d’environ 4 km prolongeable par plusieurs options : montée des 142 marches de Brélévenez, grimpée sur les hauteurs, ou itinéraire Émile-Orain sur l’ancienne voie de chemin de fer (GR34 aménagé). Terrain d’entraînement pour vététistes, coureurs et amateurs de cross. Ancien ruisseau Stanco, qui séparait autrefois les communes de Lannion et Brélévenez.
142 marches construites entre 1834 et 1836, bordées de charmantes petites maisons en granit. L’église de la Trinité de Brélévenez, initialement dédiée à Notre-Dame-des-Neiges puis à la Sainte-Trinité, est classée monument historique depuis le 25 août 1909. Fondations posées vers l’an 1200, par qui ? Le mystère persiste : les Templiers ou les Trinitaires de l’ordre de Saint-Jean-de-Matha ? L’église sert de logo à la ville de Lannion.
Le nom Brélévenez vient du celtique bre levenez, « montagne de la joie ». Brélévenez était une commune indépendante jusqu’en 1961, année où elle est devenue quartier de Lannion. Dans l’enclos paroissial au sommet, pierres tombales dont celle de Jean Salaun, maire de la paroisse pendant 40 ans. Horaires : 9h–19h (juillet–août) · 9h–18h (reste de l’année)
Sentier d’environ 5 km de la Corderie à Porzh Nevez, strictement réservé aux piétons, le long de la rive droite du Léguer. Le port de Lannion prit son aspect actuel au milieu du XVIIIe siècle avec l’essor du commerce maritime. En 1825, les maîtres de barque demandèrent la construction de ce chemin pour faciliter la navigation, travaux de 1825 à 1875, prolongé quelques décennies plus tard.
Au départ : une cabane en bois ouverte avec long banc, abri temporaire. Un quai bétonné des années 1960 avec anneaux d’amarrage. Le long du chemin : la « Villa René » avec son toit incurvé unique, propriétés boisées, canards. Le seul ouvrage d’art : le petit pont de l’anse de Keraromp sur un ruisseau alimentant autrefois un moulin. À proximité : la propriété de Forn ar Ra avec son kiosque dominant la rivière. Chemin balisé en rouge et blanc. Retour à la gare par la rive gauche fleurie du Léguer.
Le calvaire de l’église Saint-Jean-du-Baly (1867, Yves Hernot) a remporté le premier prix de sculpture à l’Exposition Universelle de Paris 1867. La même exposition où Gustave Eiffel présentait ses travaux. Peu de gens le savent en passant devant. Ce calvaire en kersantite, roche volcanique noire unique à la presqu’île de Crozon, est l’une des pièces de sculpture bretonne les plus primées du XIXe siècle.
Se garer à Lannion
Depuis 2022, plusieurs phases de travaux urbains modifient régulièrement la circulation et les stationnements. Voici les principaux parkings disponibles :
Certaines zones sont limitées en durée (30 min, 1h ou 2h selon les zones). Disque bleu obligatoire. Depuis 2022, le plan de circulation évolue régulièrement avec les travaux, vérifier la signalétique sur place.